Scolarisation et autosuffisance alimentaire à Barani: enclos d'embouche et potager agroécologique à l'école primaire

Ce projet d’un montant total de 20 211€ est financé pour partie par les fonds propres de Djangon Barani mais également par une subvention de 7 500€ accordée par le Conseil Régional du Centre ainsi que, par une subvention de l’Agence des Micro-projets au titre des Dotations des Solidarités Nord-Sud de la Guilde Internationale du Raid, d’un montant de 3 500€.


Réunion préparatoire à l'école primaire avec monsieur Soubeiga, directeur, et les associations de parents d'élèves
Réunion préparatoire à l'école primaire avec monsieur Soubeiga, directeur, et les associations de parents d'élèves

La philosophie du projet est, d’une part, de s’appuyer sur les fondements culturels des populations (l’élevage bovin dominant en pays peul) pour rapprocher les familles des institutions scolaires et, d’autre part, de diffuser l’agroécologie dans le village afin d’y réduire l’insécurité alimentaire.

 

L’objectif général du projet est d’assurer un développement durable du territoire de Barani en s’appuyant de manière concomitante sur la scolarisation des jeunes enfants et l’autosuffisance alimentaire. Son originalité provient, d’une part, d’une stratégie plaçant l’innovation agricole au cœur du monde scolaire afin qu’elle puisse être diffusée et, d’autre part, d’un choix d’actions culturellement en phase avec les communautés rurales traditionnelles.

Il se décline en cinq objectifs spécifiques :

     (i)    accroître les taux de scolarisation en primaire, notamment chez les filles (toujours sous représentées à l’école) et assurer la pérennité de cette scolarisation en réduisant l’absentéisme et l’abandon scolaire

     (ii)   créer des revenus supplémentaires à l’école afin d’assurer un fonctionnement pérenne de la cantine endogène

     (iii)   renforcer les compétences de l’équipe enseignante et l’ancrer dans le territoire

     (iv)   rapprocher les familles villageoises du monde de l’école

     (v)    poursuivre et diffuser depuis l’école l’expérience agroécologique permettant une moindre vulnérabilité alimentaire au changement climatique

 

Les actions concrètes prévues sont :

  • Construction d’un enclos d’embouche pour 4 bœufs au sein de l’école primaire
  • Création d’un jardin conduit en agroécologie, géré et entretenu par les AME (Association des Mères Éducatrices) avec amélioration de la pompe servant à l’arrosage de ce nouveau jardin ainsi que du jardin des groupements de femmes déjà existant
  • Formation à l’agroécologie pour les associations de parents d’élèves (APE et AME) et les enseignants volontaires
  • Formation à l’informatique pour les enseignants

Les éléments de faisabilité et de cohérence du projet relèvent à la fois :

  • D’une demande locale forte et bien identifiée (demande des directeurs de l’école et soutien des associations de parents d’élèves, appui de la chefferie coutumière et des autorités administratives) 
  • D’un partenariat étroit avec d’une part, les programmes de recherche conduits par les universités d’Orléans, Tours et le CNRS (programmes BIOSOL et BARANI), et d’autre part, avec les partenaires burkinabè établi aux niveaux local, régional et national (association AVAPAS chargée de la formation en agroécologie)
  • De l’inscription du projet dans les objectifs des programmes de développements nationaux et internationaux  (programme Activités Pratiques de Production)
  • D'une rentabilité financière assurée pour l'embouche et le jardin qui sont des activités génératrices de revenus au bénéfice de la cantine endogène     

Les bénéficiaires du projet seront les élèves, l’équipe pédagogique, les associations de parents d’élèves (APE et AME), mais aussi les groupements de femmes déjà impliquées dans le jardin et la communauté villageoise toute entière.

 

Un comité de gestion, composé d’un représentant du bureau de Djangon Barani, du représentant local de Djangon Barani, du directeur de l’école, de représentants démocratiquement élus des APE, des AME et des enseignants, sera chargé de surveiller la bonne marche du projet et la bonne gestion des fonds.

 

Ce projet sera relayé et diffusé en Région Centre avec le réseau Centraider, par l’organisation d’expositions et de conférences.